Le Rédacteur

Etudiant  de 18 ans, en Hypokhâgne au Lycée du Parc à Lyon,
Membre de l'association des Amis de Robespierre d'Arras

Enjeux du blog

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  • : Politique
  • : Ce site me permet d'offrir un regard sur l'actualité nationale et internationale, d'exprimer une vision de la politique ainsi que mon engagement robespierriste dans la société ...
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"Tout ce qui est immoral est impolitique"

Bienvenue citoyens du web !

    Ce site est un lieu de libre expression sur l'actualité, la théorie politique ou encore l'Histoire : tous ces thèmes ne sont pas anodins et s'orientent dans l'objectif suivant : dénoncer les manipulations historiques du révisionisme, les corruptions de notre temps comme de nos institutions. Par une approche anticonformiste de l'Histoire, par un projet politique, réveillons le Robespierrisme ! Replacer la pensée de l'Incorruptible dans les éxigences de notre époque : voilà l'ambition, s'il en est une, de ce blog. Pour la théorie politique, il s'agit d'élaborer une vision rationnelle et néanmoins novatrice du concept même de républicanisme. Il s'agit ici d'une attitude générale, d'une certaine approche rigoriste de la politique dans notre pays. Présenter l'ampleur visionnaire de Maximilien Robespierre, ainsi que ses thèses démocratiques et éthiques revient à offrir une altérnative pour la France, enfin en rapport avec ses principes : clarté et exemplarité dans nos institutions, représentativité et égalité pour tous les citoyens !

                                                                   

   Enfin, ce site se veut portail ou relais pour tous les citoyens qui agissent dans l'intérêt d'une République sociale, laique, égalitaire, indivisible et institutionaliste. J'ouvre ainsi cet espace de débat pour ceux qui souhaitent participer au renouveau républicain par l'élaboration d'un projet pour l'avenir, par la critique et le décryptage de l'actualité, et par la redécouverte des ambitions et principes éternels de la République pour lesquels il convient d'agir. Alors, à tous les citoyens, des plus convaincus aux simples curieux, je souhaite une bonne visite...

Salut & Fraternité !

Mercredi 28 novembre 2007

Ce site se veut un espace de réflexion, ouvert aux contributions de tous les citoyens concernés par la chose publique et les enjeux d'un régime véritablement républicain. La rubrique "Des idées pour la République" est une tribune réservée à chacun pour apporter une pierre à l'édifice. Si le cœur vous en dit n’hésitez pas, j’attends avec impatience vos contributions sur ma boite mail (francois-avisseau@laposte.net).

Pour cette première tribune je publie le texte du citoyen CARLES, résidant au Brésil, qui nous propose un projet législatif pour contrer résolument la désinformation des médias inféodés aux oligarchies financières et à leurs écuries politiciennes.

 

 Chers amis
 
Oui, les medias mentent! Nous le savons tous et eux le savent mieux que nous! N'allons pas croire que cela est  un hasard, c'est une stratégie: l'oligarchie pour maintenir sa suprématie et donc sa richesse a besoin d'une arme efficace contre la démocratie, cette arme est la désinformation des citoyens ou en des termes plus directs, le bourrage de crânes.
 
Dénoncer cette stratégie malveillante est indispensable, cela est sûr, mais est-ce suffisant? Ne devons-nous pas, nous les républicains, les démocrates, aller plus loin? Ne devons-nous pas lutter? Pas forcément avec des armes à feu mais plutôt avec des armes républicaines, c'est-à-dire avec des lois? Des lois d'un nouveau style, un nouveau droit, celui qui protègera dans le futur nos démocraties. Si vous le voulez bien, appelons ce nouveau délit le Délit de Désinformation.
 
La nouvelle constitution de la République Bolivarienne du Vénézuéla établit dans son Article 58:
"La Communication est libre et plurielle, et comporte les devoirs et responsabilités énumérées par la loi. Toute personne à droit à l'information adéquate, véridique et impartiale, sans censure, en accord avec les principes de la présente Constitution, ainsi que le droit de réponse et de rectification s’ils sont touchés directement par des informations inexactes ou offensantes. Les jeunes et les adolescents ont le droit de recevoir les informations adéquates pour leur sain développement. "
Serions-nous moins démocrates dans la patrie de la Déclaration des Droits de l' Homme et du Citoyen?
 
Ecrire une telle loi qui définit et punit ce nouveau délit n'est pas une tâche facile mais elle est possible. Il faudra peut-être dans un premier temps déterminer les actions qui seraient interdites, comme par exemple: fausser volontairement le jugement des citoyens en n'exposant qu'une partie d'un fait politique, exercer une distorsion volontaire dans le récit d'un fait politique pouvant aller jusqu'à prononcer ou écrire des contrevérités, faire du sensationnalisme publicitaire en matière d'information politique, taire des faits politiques d'importance, passer sous silence les promesses électorales non tenues par tel ou tel homme politique quel que soit son rang, etc.
 
Il faudrait aussi définir le ou les responsables du délit, le journaliste, le rédacteur, le présentateur, le chef de rédaction et même l'ensemble de l'organe de presse écrite, parlée ou audiovisuelle afin d'éviter la technique du bouc émissaire, sans oublier la source de la fausse information pouvant aller jusqu'à la sphère politique.
 
S'agissant d'une atteinte à la démocratie, les peines seront sévères pouvant aller jusqu'au retrait de la carte de presse du journaliste, la révocation de l'homme politique, la fermeture de l'organe de presse, ceci principalement dans les cas de récidive.
 
Dans un premier temps la loi pourrait être incomplète et ne pas couvrir tous les délits, il sera toujours possible de l'affiner et la perfectionner à mesure de son application.
 
Afin que le juge puisse disposer des éléments nécessaires pour apprécier le délit, il serait judicieux de disposer d'un organisme officiel et indépendant chargé d'émettre un avis sur la faute, sa véracité, sa gravité. Ce pourrait être un Conseil National de l'Information Politique (CNIP), composés de membres étrangers aux partis politiques et au pouvoir, à choisir dans les sphères intellectuelles, universitaires, judiciaires, etc.
 
De même, faire voter une telle loi ne sera pas non plus facile, il faudra que beaucoup de citoyens motivés demandent à leurs députés d'agir sans faiblesse à l'Assemblée Nationale. Si par bonheur notre République puisse enfin se doter du Référendum d'Initiative Citoyenne, comme cela avait été abusivement promis, ironie du sort, et jamais tenu par certains hommes politiques et même des présidents, le vote de cette loi du Délit de Désinformation serait bien plus aisé et ceci d'autant plus que la presse, même la plus conservatrice, ou le parti politique le plus à droite ne sauraient s'y opposer sans se discréditer dangereusement et se voir accuser d'ennemi de la démocratie.
 
Je suis persuadé que les amis qui lisent Le Plan B, CQFD, Le Monde Diplomatique, beaucoup d'autres vrais organes de presse, et les sites WEB de valeur appuieront un tel projet, apporteront leur collaboration à sa réalisation, le défendront contre ses ennemis, lesquels seront très nombreux et puissants. La tâche est ardue mais l'enjeu en est incommensurable pour la démocratie. Il est sûrement possible de trouver parmi ces amis les législateurs, penseurs, écrivains et journalistes suffisamment amoureux de notre éthique républicaine pour constituer un groupe de travail chargé de définir et rédiger le projet de la nouvelle loi.

par François Avisseau publié dans : Théorie Politique
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Mardi 6 novembre 2007
    Je publie sur ce site le texte rédigé par nos frères du mouvement jacobin (voir liens) qui résume et qui fédère la pensée de tous les Républicains sur cette matière si contestable qu'est le nouvel opus de la technocratie européenne qui lutte inlassablement pour subordonner la souveraineté des peuples et réduire l'amitié continentale à une affaire de gros sous...

Petite histoire d'un grand coup d'Etat

 
 
 

« L’abdication d’une démocratie peut prendre deux formes, soit le recours à une dictature interne par la remise de tous les pouvoirs à un homme providentiel, soit la délégation de ces pouvoirs à une autorité extérieure, laquelle, au nom de la technique, exercera en réalité la puissance politique, car au nom d’une saine économie on en vient aisément à dicter une politique monétaire, budgétaire, sociale, finalement « une politique », au sens le plus large du mot, nationale et internationale. » (Pierre Mendès France, Pour une République moderne 1955-1962, Gallimard, p.274)

 

Le 15 décembre 2001, le Conseil européen crée une Convention. Sa mission est de rédiger un Traité instituant une Constitution pour l’Europe. Elle est présidée par Valéry Giscard d’Estaing.

 

Le 28 février 2002, la Convention commence à rédiger le Traité constitutionnel.

 

Le 18 juillet 2003, la Convention a fini ses travaux. Valéry Giscard d’Estaing remet un projet de Traité constitutionnel à la présidence italienne du Conseil européen.

 

Le 29 octobre 2004, le Traité constitutionnel est signé par les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne. En France, l’écrasante majorité des députés et des sénateurs se prononce en faveur du Traité constitutionnel.

 

Le 29 mai 2005, le Traité constitutionnel est rejeté par 55 % du peuple français, consulté par référendum.

Le 19 octobre 2007, les chefs d’Etat et de gouvernement adoptent un nouveau texte pour remplacer le Traité constitutionnel. En France, l’écrasante majorité des députés et des sénateurs se prononce en faveur du texte adopté. Sur son site internet, Valéry Giscard d’Estaing écrit : « Le texte adopté reprend l'essentiel des dispositions du Traité constitutionnel. »

 

Or, le texte adopté ne sera pas soumis à référendum ! Le gouvernement s’engage à le faire ratifier très rapidement par le Parlement convoqué en Congrès à Versailles.

 

Nous, simples citoyens français, demandons que le nouveau traité européen soit soumis à référendum. Si le nouveau traité européen était ratifié par le Parlement, il n’aurait aucune légitimité démocratique. Il confirmerait le caractère anti-démocratique de la construction européenne. Il serait considéré comme le résultat d’un grand coup d’Etat : le gouvernement violerait les droits du peuple français.



    Il n'est pas dans mes habitudes d'épouser in extenso une citation dont je n'approuve pas certaines considérations, et je profite de cet article pour traiter d'un point important de théorie politique relatif à la légitimité de la représentation nationale. On ne peut opposer la décision du peuple (par referendum) et celle de ses représentants au Parlement sans remettre en cause le régime représentatif via lequel s'exprime la souveraineté du peuple français. Il ne saurait y avoir affrontement en la matière et toutefois les avis pour le moins contrastés du peuple et de son Parlement lors du débat sur le projet constitutionnel semblent laisser les Républicains dans le flou... Il y a évidemment une crise de la représentativité mais elle n'est pas éthique (le suffrage reste l'essence) : le fait est que les élus sont de moins en moins des personnes représentatives des réalités de leurs électeurs mais tendent à s'ériger en castes éphémères (ou non...) et trop souvent embrassent la République comme un métier ! La polarisation (féodalisation?) électorale du parlement-godillot par l'exécutif tout puissant dans le régime de 58 participe de son affaiblissement : la force de l'Assemblée ne peut s'exprimer que dès lors qu'elle est aux rênes de la Nation ; en comparse, elle s'avilit fatalement. La tension ne réside en aucun cas dans le lien peuple-représentants, dont le malaise n'est qu'un symptôme, mais dans  le lien Parlement-exécutif où s'exprime une surenchère de légitimité démocratique. En clair  on oppose aux représentants de chaque portion du peuple un représentant suprême du peuple entier (le Président de la République), c'est à dire deux visions du pouvoir légitime : le partage du pouvoir (son exercice dans un corps constitué dont la représentativité repose sur la proximité et la pluralité) et le pouvoir personnel et charismatique (agrémenté de ses garde-fous plus ou moins chimériques, tel que le bicamérisme). Je veux ici inciter mes amis républicains que les circonstances amènent à critiquer la représentation nationale, à bien peser les enjeux d'un tel propos... Pour ce qui concerne cette affaire, il est clair que les tenants du "nouveau" projet cherchent à diviser à tout prix par le conflit des légitimités pour mieux contourner l'arbitrage de la Nation, rendu ici par referendum. Ils se cachent ici derrière la voie parlementaire par opportunisme, par mépris pour la souveraineté nationale, et c'est eux que nous devons combattre. La tradition républicaine remettant sagement au suffrage direct du peuple ce qui engage le pays dans sa position internationale, je rejoins évidement ceux qui militent pour le respect du scrutin du 29 mai 2005...
   
Sur cette question de légitimité de nos institutions, les Républicains ne doivent certainement pas ignorer les problèmes qui marquent notre temps et dont je n'ai fais qu'esquisser les tensions, mais ils doivent de front oeuvrer pour promouvoir la rénovation de la représentation nationale et se prémunir bien davantage du bonapartisme ambiant qui génère ces avilissements.

 

par François Avisseau publié dans : Actualité
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Samedi 12 mai 2007

Le recours au sondage a souvent eu dans la campagne présidentielle valeur d'argument et les sommes déversés dans les caisses des instituts par les partis sont mirobolantes ! Face à ces géants qui prétendent rendre compte des réalités de l'opinion, ainsi qu'à ces médias qui en font un usage systématique, il convient de dire quelques vérités et d'en tirer le principe conforme à la souveraineté nationale.

  Les sondages se font tout d'abord sur un panel d'un millier d'individus jugés représentatifs de la société sur des critères sociaux, géographiques, j'en passe... Le fait même que l'on considère l'opinion de manière théorique et avec pure négligence à l'égards des sensibilités individuelles est en contradiction avec le principe de représentativité : Ne peut-on vivre dans l'aisance matérielle et pencher à gauche ? Ne peut-on être, par exemple, pour telle ou telle idée politique tout en demeurant farouchement opposé à un autre de la même tendance ? Les divergences entre les conditions de vie ou les géographies et les principes sont parfois considérable : les sondages entérinent quant à eux les images d'Epinal et oublient volontairement ces réalités contradictoires pour faire de préjugés conformistes des grandes vérités ! Durant la es grands patrons d'instituts avouaient d'eux-mêmes bien volontiers que face à des résultats jugés "surprenants" il n'hésitaient pas à rectifier "au crayon" certains chiffres... Mais alors, qui fait l'opinion ? On me rétorquera que depuis janvier les estimations annonçaient bien la victoire de N Sarkozy ; Mais qu'en était-il en 2002 avec le passage au second tour du candidat de l'extrême droite ? Les sondages se sont à l'époque lourdement trompés, signifiant ainsi leur non fiabilité, conformément à une règle simple dans le domaine de la statistique : qui se trompe une fois se trompe toujours ! Alors 2007 ? Au regard de la terrible erreur de 2002 : simple coïncidence... Mais la nuisance des sondages va plus loin que le grief éthique : le fruit de leurs travaux décidément controversés fait bel et bien la pluie et le beau temps dans l'opinion publique. Reprenons l'exemple de 2002 où il n'est pas impertinent de considérer les estimations des sondages comme une des causes majeures de la défaite de Lionel Jospin et de la dispersion des voix de la gauche au premier tour : l'assurance de voir le duel droite/gauche a découragé d'abord bien des votes en général, des votes socialistes ensuite, que ce soit par abstention ou par conviction dans une autre candidature de gauche. Revenons au présent... Sur les vacances de Sarkozy sur le yacht de Bolloré, un sondage commandé par LCI (TF1) et Le Figaro (sic!) nous apprend qu'une majorité de sondés (et non de français, c'est toute la différence) ne les trouvent pas scandaleuses. Idem pour la tentative de perquisition au Canard Enchaîné. Que faut-il alors penser ? Que parce qu'un millier de personnes sondées pensent à tel pourcentage que ces vacances ne sont pas indécentes, elles ne le sont donc pas ? Mais peut-on ignorer que la plupart des instituts de sondages connaissent le même sort que les grands médias, à savoir qu'ils sont la propriété de groupes financiers proches de la droite ? Rappelons en passant que l'Ipsos appartient à Laurence Parisot qui n'est autre que la présidente du Medef, syndicat patronal dont la direction penche largement du côté du nouveau président. Rappelons également, puisqu'il en est question, que durant la campagne le candidat Sarkozy a commandé avec l'argent de son ministère (des contribuables...) quantités de "sondages qualitatifs" afin de savoir s'il devait penser telle ou telle chose, selon les remous d'une opinion imaginaire...  

  En définitive, le sondage voudrait s'imposer comme la voix de l'opinion alors qu'il n'est que le fils bâtard d'une démocratie bradée. De représentativité quasi nulle, il voudrait s'ériger en expression de la vox populi et ce jusqu'à entrer en concurrence avec la seule et unique légitimité : celle du suffrage, qui lui ne néglige aucune voix... Eh bien soit ! Si l'on considère le sondage comme représentatif, qu'on le substitue au scrutin : le sondage en prétendant rendre compte le plus souvent possible de l'opinion la muselle et finalement l'outrage en lui apprenant quoi penser. La République doit rendre au peuple souverain ce qui lui revient de légitime expression et condamner absolument l'usage des sondages à des fins politiciennes pour les réserver aux études de marché.

 

par François Avisseau publié dans : Théorie Politique
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Vendredi 11 mai 2007

Voilà maintenant 5 jours que Nicolas Sarkozy est élu par le peuple français à la plus haute fonction de l'Etat, et son investiture officielle est quant à elle programmée pour le 16 du mois. Ce court intervalle donne lieu à bien des faits caractéristiques de la France qu'il entend faire triompher... Après la première démonstration de clientélisme, il semble que ce soit au tour des libertés publiques d'en pâtir (déjà!)  

  C'est avec stupeur (et tremblements cela va de soit...) que le lecteur inconditionnel que je suis a appris aujourd'hui même la tentative de perquisition menée dans le cadre de l'affaire Clearstream à l'encontre du Canard Enchaîné, dont tout un chacun reconnaîtra volontiers la valeur comme contre-pouvoir impartial utile à la démocratie et terreur salutaire des corrompus et autres nuisibles...  

 

  Dans la matinée, le juge Thomas Cassuto, en charge de l'enquête sur la violation du secret de l'instruction dans cette obscure affaire politico-financière, se présenta avec ses assesseurs pour obtenir de la rédaction du journal satirique une des fameuses notes du général Rondot concernant les comptes bancaires du président Chirac au Japon afin de savoir qui a informé la presse... Sur ce, le rédacteur en chef, Claude Angeli, jugeant "tout à fait inadmissible" cette perquisition (au regard certainement du droit que possède la presse de garder secrètes ses sources) déclare alors indigné : "ce document, nous ne l'avons pas et si on l'avait, on l'aurait mangé".Tentative de perquisition menée vendredi matin au siège du Canard Enchaîné D’autres membres de la rédaction du journal confirment devant la presse, maintenue à l'extérieur du bâtiment, que le Canard n'a pas cette pièce en sa possession... Devant le refus catégorique du rédacteur d'ouvrir le bureau, le juge et ses assesseurs se retirent en fin de matinée. "C'est votre présence qui les a fait partir", confit le rédacteur aux journalistes, non sans raison... Ce fait relativement rare dans l'histoire juridique mouvementé du journal satirique doit éveiller la vigilance du citoyen au regard du fait que le nouveau président fut lui aussi bien éclaboussé par cette affaire Clearstream, notamment dans les colonnes du journal en question (qu'il ne cesse de maudire en privé...). Il s'agit bien évidement de replacer ce qui pourrait être perçu comme une anecdote dans son contexte de pression politique sur les médias. Nul n'ignore à ce titre les relations privilégiées qu'entretient N Sarkozy avec les grands patrons de presse (Dassault, Lagardère, Bouygues...) et les menaces que ce dernier à proféré à multiples reprise contre tel ou tel journaliste (Un numéro du périodique Marianne est éloquent sur ce sujet et compensera aisément une exhaustivité que je n'ai pas pour finalité ici...). J'appelle tous les citoyens à se faire les sentinelles intraitables des libertés de la presse dans l'intérêt de la préservation de leur information. 

  Le second fait marquant qui nous amène à considérer une des premières marques du nouveau système de valeur est relatif aux manifestations et autres protestations anti-Sarkozy que l'on pu voir dans tout le pays, et ce depuis les heures consécutives à l'election. Cette réaction d'une frange de la population est extrêmement préoccupante (en l'occurrence inédite) et inscrit les premiers temps du sarkozysme d'Etat dans la violence, l'affrontement social au sens brut. Tout d'abord, je précise qu'il ne s'agit pas pour moi de raisonner sur la moralité de ses faits mais bien d'analyser les causes et les conséquences politiques de manière froide... Une bavure révélatrice à été commise et démontre l'agressivité de certains "gardiens de la paix" qui tendent à se transformer en promoteurs du conflit civil : lors des manifestations de la place Saint-Michel, mercredi soir à Paris, un ingénieur nommé Philippe Roset attendait quant à lui une amie avant d'être embarqué dans une interpellation de masse. après avoir passé d'interminables heures dans un camion de la police puis au centre de rétention de la rue de Clignancourt, la quarantaine d'individu fut relâchée et ce Monsieur, se sachant étranger à tous ces évènement, demeure devant le centre pour attendre la sortie de tous les interpellés. C'est alors que, sous les yeux de deux témoins oculaires (une assistante d'éducation venant chercher son mari et un étudiant) et d'un film sur téléphone mobile dont l'AFP a pu constater l'authenticité sur les lieux, une altercation s'est produite et à motivée une charge des forces de police. Les forces de l'ordre déployées lors d'une manifestation anti-Sarkozy place de la Bastille mardi soirNotre homme, quittant alors tranquillement les lieux, fut alors immédiatement frappé à multiples reprises et même au sol par un groupe de policiers. Sur demande de l'IGS, les services hospitaliers ont confirmés que ses blessures, dont 10 points de suture au crâne (!), sont "compatibles avec les violences alléguées". Ce fait est bien sur extrême mais il convient de rappeler également que la plupart des étudiant interpellés dans la France entière depuis le 6 ami sont passés en comparution immédiate avec à la clef des peines de prisons ferme dont la sévérité a fait réagir plusieurs avocats. Ma vocation n'est pas d'expliquer à qui veut bien me lire qu'il est indécent de condamner des individus ayant commis des actes de violence mais je tiens à dénoncer le zèle abjecte avec lequel la Justice a opéré pour sanctionner parfois injustement des étudiants au parcours exemplaire dont la peine eut dut être minorée en proportion.  

  Dans l'ensemble, il ressort de ces évènements un déploiement considérable de la force policière dans la société civile : ce qui n'est pas pour rassurer ceux qui peuvent encore s'inquiéter des méthodes de N Sarkozy... L'ascendant du politique sur le médiatique est également un symptôme du régime en installation qui ne sait répondre aux critiques que par la pression et aux malaises sociaux que par la brutalité des faibles. Les républicains éclairés ne sauraient convenir qu'il s'agit d'une bonne marche de la République et se font le devoir de préserver, quoi qui leur en coûte, la parole et l'analyse dont il font les armes de la Liberté. Plusieurs valeurs doivent être constamment réaffirmées : égalité devant la Justice, reconnaissance de l'opposition dans un soucis de réconciliation nationale et devoir pour l'Etat de maintenir le lien social (et non de l'irriter à coup de yacht et de matraque). Alors face à cela nous ne pouvons que le dire :  

  L'examen de l'actualité de cette semaine traduit un malaise qui ne cesse d'atteindre les profondeurs de l'irréparable ; la France subit les premiers stigmates de l'autoritarisme en expansion d'une droite réactionnaire qui n'aura jamais porté aussi haut les couleurs de l'anti-république !  

par François Avisseau publié dans : Actualité
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Mardi 8 mai 2007
Considérons les premiers scandales d'un président qui decidement tient toutes ses promesses en matière d'indignité et de mépris pour le peuple français, et ce dans les délais les plus brefs !


  Le  nouveau président de la république (en attente de son investituture), qui a tellement mis en avant son républicanisme et son amour du peuple (ce si doux lien consubstanciel qu'il entendait bâtir avec lui, avec nous!), renoue enfin avec son électorat, affichant du même coup la réalité de son programme politique... Alors qu'une partie de la population exprime de vives inquiétudes à son égard, allant même jusqu'à manifester dans la rue leur sentiment, N Sarkozy dinait au Fouquet's où il régalait ses amis peoples avant de les conduire dans une des plus luxueuses boites de nuit de la capitale. Mais ce n'est pas tout : cet homme proche du peuple, aux moeurs simples, décide à présent de faire une retraite à Malte. Arrivé à La Valette en jet privé, le roitelet gagne le port (via limousine, svp...) afin de s'isoler dans le yacht de son ami Bolloré, grand patron déjà régalé de trois offres de marchés publics entre 2005-2006, par le dernier gouvernement, soit un total de 1,4 à 5,6 milions d'euros.

  Devant un tel concentré de dépenses et de mépris de l'opinion publique en crise, devant un tel affront fait à ceux qui ont fait le choix de cet homme malgré leurs modestes revenus (et il y en a!), ma question sera toute simple : N Sarkozy veut-il donner raison de manière fulgurante à ceux qui, comme moi, l'accusent d'incarner la faillite des valeurs républicaines ou veut-il simplement insulter la dignité du peuple français par un étalage inutile de réactions qui en disent long sur le personnage (si l'essentiel n'avait pas déjà été dit avant le 6 mai d'ailleurs...) ?

  L'ensemble des républicains s'indignent, en ce jour commémoratif des souffrances et des sacrifices de notre Nation face à la barbarie, d'un manque si confondant de responsabilité et d'humilité dans ce que doit représenter le premier des citoyens dès sa reconnaissance par le suffrage...
par François Avisseau publié dans : Actualité
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Robespierre

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