Ce site se veut un espace de réflexion, ouvert aux contributions de tous les citoyens concernés par la chose publique et les enjeux d'un régime véritablement républicain. La rubrique "Des idées pour la République" est une tribune réservée à chacun pour apporter une pierre à l'édifice. Si le cœur vous en dit n’hésitez pas, j’attends avec impatience vos contributions sur ma boite mail (francois-avisseau@laposte.net).
Pour cette première tribune je publie le texte du citoyen CARLES, résidant au Brésil, qui nous propose un projet législatif pour contrer résolument la désinformation des médias inféodés aux oligarchies financières et à leurs écuries politiciennes.
Chers amis
Oui, les medias mentent! Nous le savons tous et eux le savent mieux que nous! N'allons pas croire que cela est un hasard, c'est une stratégie: l'oligarchie pour maintenir sa suprématie et donc sa richesse a besoin d'une arme efficace contre la démocratie, cette arme est la désinformation des citoyens ou en des termes plus directs, le bourrage de crânes.
Dénoncer cette stratégie malveillante est indispensable, cela est sûr, mais est-ce suffisant? Ne devons-nous pas, nous les républicains, les démocrates, aller plus loin? Ne devons-nous pas lutter? Pas forcément avec des armes à feu mais plutôt avec des armes républicaines, c'est-à-dire avec des lois? Des lois d'un nouveau style, un nouveau droit, celui qui protègera dans le futur nos démocraties. Si vous le voulez bien, appelons ce nouveau délit le Délit de Désinformation.
La nouvelle constitution de la République Bolivarienne du Vénézuéla établit dans son Article 58:
"La Communication est libre et plurielle, et comporte les devoirs et responsabilités énumérées par la loi. Toute personne à droit à l'information adéquate, véridique et impartiale, sans censure, en accord avec les principes de la présente Constitution, ainsi que le droit de réponse et de rectification s’ils sont touchés directement par des informations inexactes ou offensantes. Les jeunes et les adolescents ont le droit de recevoir les informations adéquates pour leur sain développement. "
Serions-nous moins démocrates dans la patrie de la Déclaration des Droits de l' Homme et du Citoyen?
Ecrire une telle loi qui définit et punit ce nouveau délit n'est pas une tâche facile mais elle est possible. Il faudra peut-être dans un premier temps déterminer les actions qui seraient interdites, comme par exemple: fausser volontairement le jugement des citoyens en n'exposant qu'une partie d'un fait politique, exercer une distorsion volontaire dans le récit d'un fait politique pouvant aller jusqu'à prononcer ou écrire des contrevérités, faire du sensationnalisme publicitaire en matière d'information politique, taire des faits politiques d'importance, passer sous silence les promesses électorales non tenues par tel ou tel homme politique quel que soit son rang, etc.
Il faudrait aussi définir le ou les responsables du délit, le journaliste, le rédacteur, le présentateur, le chef de rédaction et même l'ensemble de l'organe de presse écrite, parlée ou audiovisuelle afin d'éviter la technique du bouc émissaire, sans oublier la source de la fausse information pouvant aller jusqu'à la sphère politique.
S'agissant d'une atteinte à la démocratie, les peines seront sévères pouvant aller jusqu'au retrait de la carte de presse du journaliste, la révocation de l'homme politique, la fermeture de l'organe de presse, ceci principalement dans les cas de récidive.
Dans un premier temps la loi pourrait être incomplète et ne pas couvrir tous les délits, il sera toujours possible de l'affiner et la perfectionner à mesure de son application.
Afin que le juge puisse disposer des éléments nécessaires pour apprécier le délit, il serait judicieux de disposer d'un organisme officiel et indépendant chargé d'émettre un avis sur la faute, sa véracité, sa gravité. Ce pourrait être un Conseil National de l'Information Politique (CNIP), composés de membres étrangers aux partis politiques et au pouvoir, à choisir dans les sphères intellectuelles, universitaires, judiciaires, etc.
De même, faire voter une telle loi ne sera pas non plus facile, il faudra que beaucoup de citoyens motivés demandent à leurs députés d'agir sans faiblesse à l'Assemblée Nationale. Si par bonheur notre République puisse enfin se doter du Référendum d'Initiative Citoyenne, comme cela avait été abusivement promis, ironie du sort, et jamais tenu par certains hommes politiques et même des présidents, le vote de cette loi du Délit de Désinformation serait bien plus aisé et ceci d'autant plus que la presse, même la plus conservatrice, ou le parti politique le plus à droite ne sauraient s'y opposer sans se discréditer dangereusement et se voir accuser d'ennemi de la démocratie.
Je suis persuadé que les amis qui lisent Le Plan B, CQFD, Le Monde Diplomatique, beaucoup d'autres vrais organes de presse, et les sites WEB de valeur appuieront un tel projet, apporteront leur collaboration à sa réalisation, le défendront contre ses ennemis, lesquels seront très nombreux et puissants. La tâche est ardue mais l'enjeu en est incommensurable pour la démocratie. Il est sûrement possible de trouver parmi ces amis les législateurs, penseurs, écrivains et journalistes suffisamment amoureux de notre éthique républicaine pour constituer un groupe de travail chargé de définir et rédiger le projet de la nouvelle loi.
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RÉPUBLIQUE & ROBESPIERRISME
D’autres membres de la rédaction du journal confirment devant la presse, maintenue à l'extérieur du bâtiment, que le Canard n'a pas cette pièce en sa possession... Devant le refus catégorique du rédacteur d'ouvrir le bureau, le juge et ses assesseurs se retirent en fin de matinée. "C'est votre présence qui les a fait partir", confit le rédacteur aux journalistes, non sans raison... Ce fait relativement rare dans l'histoire juridique mouvementé du journal satirique doit éveiller la vigilance du citoyen au regard du fait que le nouveau président fut lui aussi bien éclaboussé par cette affaire Clearstream, notamment dans les colonnes du journal en question (qu'il ne cesse de maudire en privé...). Il s'agit bien évidement de replacer ce qui pourrait être perçu comme une anecdote dans son contexte de pression politique sur les médias. Nul n'ignore à ce titre les relations privilégiées qu'entretient N Sarkozy avec les grands patrons de presse (Dassault, Lagardère, Bouygues...) et les menaces que ce dernier à proféré à multiples reprise contre tel ou tel journaliste (Un numéro du périodique Marianne est éloquent sur ce sujet et compensera aisément une exhaustivité que je n'ai pas pour finalité ici...). J'appelle tous les citoyens à se faire les sentinelles intraitables des libertés de la presse dans l'intérêt de la préservation de leur information. 





